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16 décembre 2021 11:50

La pré­voy­ance pro­fes­sion­nelle

a Suisse dis­pose d’un bon et solide sys­tème de re­traite qui lui est en­vié au niveau in­ter­na­tion­al. Et ce, not­am­ment grâce à son deux­ième pilier. Qu’est-ce qui rend la pré­voy­ance vie­il­lesse si solide ? Et pour­quoi des ré­formes sont-elles quand même né­ces­saires ? Nous l’ex­pli­quons dans cet art­icle de blog.

La pré­voy­ance vie­il­lesse en Suisse est basée sur trois piliers qui se com­plètent mu­tuelle­ment. En tant que premi­er pilier, l’AVS garantit le min­im­um vi­tal après la re­traite. Le deux­ième pilier, la pré­voy­ance pro­fes­sion­nelle, per­met de con­serv­er son niveau de vie an­térieur, même après la vie act­ive. Et le troisième pilier, la pré­voy­ance privée, per­met d’épargn­er pour tout le reste.

Si les trois piliers se com­plètent si bi­en, c’est aus­si parce qu’ils fonc­tion­nement selon des mécan­ismes différents. L’AVS suit le sys­tème dit de ré­par­ti­tion. Les mont­ants ver­sés par les em­ployé-e-s à l’AVS sont dir­ecte­ment ver­sés aux re­traité-e-s d’au­jourd’hui. La re­traite des généra­tions plus âgées est donc fin­ancée par les plus jeunes généra­tions.

Le deux­ième pilier, quant à lui, suit un sys­tème de cap­it­al­isa­tion. Cela sig­ni­fie que les mont­ants ac­tuels ne sont pas ver­sés aux re­traité-e-s d’au­jourd’hui, mais sont dé­posés sur le compte vie­il­lesse de chaque co­t­is­ant-e. Ces derniers épargnent ain­si con­crète­ment pour leur propre re­traite.

Les caisses de pen­sion font un trav­ail im­port­ant pour les as­suré-e-s – et pour toute la Suisse

Les cot­isa­tions ne dorment cepend­ant pas dans les comptes vie­il­lesse. Elles sont placées par les en­viron 1'400 caisses de pen­sion dans l’in­térêt des as­suré-e-s. Chaque an­née, des profits sont ain­si générés et les avoirs des comptes vie­il­lesse aug­men­tent. C’est pour­quoi les caisses de pen­sion peuvent garantir qu’au mo­ment de la re­traite, les revenus sont plus élevés que les cot­isa­tions ef­fect­ive­ment ver­sées pendant la vie act­ive.

Mais les as­suré-e-s ne sont pas les seuls à profiter des caisses de pen­sion. Avec leurs in­ves­t­isse­ments à long ter­me et dur­ables, elles jouent un rôle im­port­ant pour l’économie en­tière et la pop­u­la­tion en Suisse. Par ex­emple, elles con­tribuent à la créa­tion de lo­ge­ments né­ces­saires en Suisse et in­ves­t­is­sent dans des pro­jets in­nov­ants.

Se saisir des ré­formes et ren­for­cer la pré­voy­ance pro­fes­sion­nelle

La pré­voy­ance pro­fes­sion­nelle se porte bi­en, même dans les péri­odes tur­bu­lentes ac­tuelles. Des ré­formes sont toute­fois ab­so­lu­ment né­ces­saires. La rais­on prin­cip­ale est la situ­ation délic­ate sur les marchés des cap­itaux. En rais­on du faible taux d’in­térêts ac­tuel, les caisses de pen­sion ont tou­jours plus de dif­fi­cultés à pla­cer l’ar­gent des as­suré-e-s de man­ière rent­able et de générer les in­térêts promis.

Du côté des dépenses aus­si, il y a un grand défi : Les Suisse-sse-s sont tou­jours plus âgés. De ce fait, le nombre d’an­nées lors de­squelles la pen­sion est per­çue aug­mente. Les caisses de pen­sion doivent donc vers­er des rentes pendant plus longtemps, ce qui fait aug­menter leurs dépenses.

Si ri­en n’est en­tre­pris, les dépenses des caisses de pen­sion con­tin­ueront à aug­menter al­ors que leurs revenus di­minueront. Des ré­formes in­tel­li­gentes, so­ciale­ment ac­cept­ables et fa­vor­ables aux as­suré-e-s sont ur­gentes. L’ASIP par­ti­cipe act­ive­ment à la dis­cus­sion avec des pro­pos­i­tions large­ment soutenues. A l’at­ten­tion des caisses de pen­sion – mais sur­tout pour vous, chères et chers as­suré-e-s !

#La #professionnelle #prévoyance

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